« What’s next for Lean » par Dan Jones

J’ai eu la chance d’aller au Leansummit 2018 organisé par l’Institut Lean France à Lyon. Et c’est Dan Jones, l’inventeur-même du terme « Lean », qui nous a fait l’honneur d’ouvrir cet événement pour la dernière fois avant sa retraite bien méritée. Je pense écrire plus tard un article sur le Lean Summit en lui-même, mais son intervention méritait bien un article à part entière.

Le sujet qu’il a abordé n’était pas des moindres : le futur du Lean. Et tel un mentor pour tous, ses aveux et ses confidences ne sont pas faciles à entendre, mais pourtant bien vrais. Je vais essayer d’en résumer les grandes lignes.Lire la suite »

Les coachs posent des questions, Socrate pose des questions… Donc Socrate est un coach.

Bon bon ok, je fais référence à un syllogisme bien connu avec un titre qui n’en n’est pas un (si vous ne savez pas pourquoi, je vous renvoie à la définition. Mais ce n’est pas du tout le sujet de ce billet).

Aujourd’hui, je me suis intéressé au questionnement. En tant que coach, notre rôle premier est d’accompagner la réflexion des personnes sur des sujets que nous mettons en lumière. Autrement dit, nous ne donnons pas les sujets, encore moins de solutions, mais nous braquons notre projecteur sur des endroits pouvant être sources de problèmes (et donc d’améliorations).

Le choix du sujet d’amélioration et la manière de progresser dans l’analyse de celui-ci ne sont connus que des personnes travaillant au quotidien sur ces sujets. Le coach n’est donc pas là pour dire quoi faire, mais pour éclairer le chemin de la réflexion. Et sa manière d’y arriver est : le questionnement.

Cecil Dijoux, coach, blogger et auteur du livre hyperlean, m’a parlé un jour du questionnement socratique. Je me suis dit qu’il avait peut-être pris un apéro un peu fort pour me parler d’un mec qui a vécu vers 430 avant J.C. dans le but d’accompagner la résolution de problèmes d’une équipe IT en 2018.

Et puis ma curiosité ayant toujours le dernier mot sur ma manière de vivre, j’ai fait quelques recherches sur le sujet. Il se trouve qu’en effet, Socrate avait tout compris à l’esprit de coaching et que 2 448 ans après, nous avions pas mal de choses à apprendre de lui sur ce sujet.Lire la suite »

Résoudre un problème ? Quel problème ?

Le Lean, c’est de l’amélioration continue par la résolution de problème.

Voilà une belle phrase que j’ai mis approximativement 2 minutes à retenir et plusieurs mois à comprendre. Tout le Lean est là dans cette phrase, mais il y a tellement de concepts cachés derrière. J’ai déjà abordé le sujet de l’amélioration dans ce billet. Je vais maintenant m’attarder sur la notion de résolution de problèmes.

Une précision quand même sur ce billet : il n’est pas destiné à donner des solutions. Désolé, mais il faudrait bien plus qu’un billet de blog pour énumérer toutes les solutions à tous les problèmes du monde. De plus en Lean, la solution n’est pas synonyme d’une résolution de problèmes. Je précise également que ce billet n’est pas destiné non plus à présenter des méthodes de résolution de problèmes comme le PDCA, l’A3, le PDSA, le PISCARE, etc.

Non, dans ce billet, je vais plutôt m’attarder sur les questions suivantes :

  • Quel type de problème allons nous tenter de résoudre en faisant du Lean ?
  • Comment sait-on que notre « solution » est bonne ou mauvaise ?
  • Comment sait-on que notre problème est résolu ?

Lire la suite »

Management visuel et amélioration continue. Electronique ou papier ?

Cette question, je pense que tout le monde se l’est posée un jour. Et tout le monde y a répondu avec conviction. Mais qui a vraiment pris le temps d’y penser ? Quels sont les arguments ? Qu’apportent ces deux approches ? Y a-t-il simplement une réponse unique à cette question ?

Je créé ce billet de blog afin de partager avec vous ma réflexion sur ce sujet, car en tant qu’agent du changement, je me dois d’avoir une vision claire et approfondie sur le management visuel tant dans ses objectifs opérationnels que dans sa forme.

A cette question précise de la forme, chacun a un avis souvent très tranché :

  • Les achats, pour des raisons de gestion de stocks de papier et de post’it, sont plus souvent tournés vers la version électronique.
  • Les managers qui souhaitent tout contrôler et tout voir depuis leur poste de commande que représente leur ordinateur ont bien évidemment tranché en faveur du format électronique.
  • Les ours polaires préféreront également les formats numériques aux formats tuant les arbres et la nature.
  • Et les équipes ? Malheureusement, bien souvent, elles utilisent ce qu’on leur dit d’utiliser.

Lire la suite »

S’améliorer ? Où ? Quand ? Comment ?

Quand on parle de Lean, on parle avant tout d’amélioration continue. A priori, tout le monde est d’accord pour s’améliorer, et d’ailleurs, pas besoin de Lean pour assister à une rétrospective issue des méthodes Agiles. La rétrospective est une des principales réponses de l’agilité à l’amélioration continue. En Lean, s’améliorer n’est pas une question que l’on se pose de manière hebdomadaire (dans le meilleur des cas), mais c’est une action quotidienne.

Ok pour s’améliorer tous les jours, mais qu’est-ce qu’on entend par « s’améliorer » ? comment s’y prendre ? où chercher ?

Quelques éléments de réponse.Lire la suite »

Lean Tour – Bordeaux 2017 (part. 2)

Bonjour à tous,

Pour continuer mon retour sur Lean Tour de Bordeaux 2017 commencé dans cet article, je vais maintenant écrire sur l’exposé de Gregory Verdon. Il est le Directeur Général de Soditel, une entreprise familiale de service d’installation en bâtiment de courant faible et courant fort.

Il nous détaille toute la mise en place du Lean dans son entreprise. Histoire très intéressante du pourquoi et du comment ?Lire la suite »

Lean Tour – Bordeaux 2017 (part. 1)

Bonjour à tous,

J’ai eu la chance de pouvoir participer au Lean Tour de Bordeaux 2017 qui s’est tenu le 4 octobre à Pessac. Pendant toute la journée, les retours d’expérience sur la mise en place du Lean se sont enchaînés, tous ponctués d’un apport d’expertise par Michael Ballé. Je vais donc proposer plusieurs billets afin de partager cette journée passionnante.

Je commence avec l’intervention de Cécile Roche, directrice Lean et Agile chez Thales, qui a partagé avec nous des retours d’expériences sur des grands principes du Lean Management.Lire la suite »

Travail en équipes distribuées

Le travail en équipes distribuées est un très long sujet, et comme pour la motivation des équipes au travail, il n’y a pas de solution miracle, et encore moins de solution garantie. Ayant été confronté à cette problématique, j’ai essayé de rechercher des axes pour rendre la distance la moins perceptible possible.

On constate régulièrement que la mise en place d’équipes distribuées a du mal à fonctionner. On tente alors des actions mais au final, on ne prend pas le temps de comprendre réellement les problématiques. Si le Lean m’a appris quelque chose, c’est qu’il faut toujours travailler sur les causes pour comprendre un problème avant d’imaginer une solution. Je vais donc essayer de mettre des mots sur les problématiques rencontrées dans un tel mode de fonctionnement. Ensuite, la solution miracle n’existant pas, je vais essayer de trouver des axes d’amélioration ainsi que des idées issues de partages d’expérience pour réduire les problèmes identifiés.Lire la suite »

Moving motivators

Il existe plein d’ateliers pour apprendre à connaitre ses équipiers dans le but de travailler plus efficacement avec eux. Il est très important de comprendre les besoins et les sources de motivation des personnes avec qui l’on travaille. Cela permet d’adapter son discours selon les sensibilités et les attentes de chacun, et surtout d’appréhender plus efficacement leurs réactions face à un problème ou une situation particulière. Un des ateliers relativement connus permettant d’aider à avancer sur ce point est le « Moving motivators ».

Cet atelier, issu du management 3.0, a été inventé par Jurgen Appello et permet de comprendre les motivations de chaque équipier mais également d’appréhender comment ils seront affectés lors d’un changement. Il s’agit d’un atelier simple qui nécessite un jeu de 10 cartes représentant chacune un besoin intrinsèque (extraites d’une étude publiée par Daniel Pink, Steven Reiss, et Edward Deci) :

  • La curiosité (Etude de sujets divers, besoin de penser et de découvrir de nouvelles choses)
  • L’acceptation (Reconnaissance de ce que je fais et de qui je suis)
  • La liberté (Je suis indépendant et autonome)
  • Le but (Mon but dans la vie est en phase avec le travail que je fais)
  • L’honneur (Les valeurs humaines de mon équipe et de mon entreprise augmente ma loyauté)
  • Les relations sociales (Réseau social professionnel et personnel)
  • L’ordre (Mon environnement est stable dans sa structure grâce aux règles misent en place)
  • Le statut (Position reconnue auprès de mes collègues)
  • La Maîtrise (Je me sens compétent, j’ai la capacité de bien faire mon travail)
  • Le pouvoir (Possibilité d’influencer mon environnement)

Lire la suite »